6e LMD de l'UE – Un aperçu détaillé
Une nouvelle directive anti-blanchiment de l'Union européenne est en préparation. Cette fois-ci, l'Union vise l'uniformité. Pratiques de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme dans les pays membres, tout en s'adaptant à l'évolution des régimes internationaux.
On estime que le montant d'argent blanchi chaque année dans le monde représente entre 2 et 5 % du PIB mondial, soit 800 milliards de dollars. Et dans l'UE…blanchiment d'argent représente jusqu'à 1.2 % de l'année de l'UE PIB, soit environ 225.2 milliards de dollars (197.2 milliards d'euros) en 2018, selon un rapport d'Europol de 2017.
La 5e directive anti-blanchiment (5AMLD) a été mise en œuvre le 10 janvier 2020. Cette cinquième directive visait principalement à combler les lacunes de certains secteurs, notamment les cartes prépayées, les actifs virtuels et le commerce des métaux précieux. Le principal changement apporté par la 5AMLD est que… vérification d'identité Le seuil pour les cartes prépayées est abaissé de 250 € à 150 €. Ce seuil pour les transactions à distance est de 50 €.
La 6e directive anti-blanchiment (6AMLD) représente la prochaine grande évolution des dispositifs de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme (LBC/FT) au sein de l'UE. Les États membres sont tenus d'intégrer cette nouvelle directive dans leur législation nationale d'ici décembre 2020 et les entités déclarantes de la mettre pleinement en œuvre d'ici juin 2021. Cette nouvelle directive est bien conçue pour combler les éventuelles lacunes de la réglementation LBC/FT.
Principales caractéristiques du 6AMLD
La 6e directive anti-blanchiment (6AMLD) ne se limite pas au respect des exigences réglementaires minimales ; elle vise à faire évoluer les mentalités en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Les entités déclarantes doivent redoubler d’efforts pour contribuer pleinement à l’élimination du blanchiment d’argent.

1. Une liste des infractions sous-jacentes
La 6e directive anti-blanchiment (AMLD6) énumère 22 infractions sous-jacentes, notamment celles liées à la criminalité environnementale, à la cybercriminalité, à la fraude fiscale et au blanchiment d'argent. La directive inclut la complicité et la tentative, ce qui signifie que la responsabilité pénale sera étendue aux personnes physiques ou morales impliquées dans l'infraction. Les entreprises seront passibles de sanctions si le blanchiment d'argent transite par leur système en raison d'un manque de mesures préventives.
Les infractions sont clairement définies au Journal officiel de la 6e directive anti-blanchiment (6AMLD). Cette mesure vise à harmoniser les dispositifs de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme (LBC/FT) des États membres. En effet, le manque d'uniformité est l'une des principales causes des scandales de blanchiment d'argent dans les États membres de l'UE.
2. Augmentation des sanctions en cas de non-conformité
La 6e directive anti-blanchiment (6AMLD) a clairement défini les sanctions applicables aux entreprises et aux particuliers.
Personnes physiques
Aux termes de la 6e loi anti-blanchiment (6AMLD), les personnes impliquées dans le blanchiment d'argent sont qualifiées de « personnes physiques ». Les sanctions en cas de non-respect de la loi sont alourdies à leur encontre : elles passent d'un an à quatre ans d'emprisonnement. Journal,
"Afin de lutter contre le blanchiment d’argent dans toute l’Union, les États membres devraient veiller à ce qu’il soit puni d’une peine d’emprisonnement maximale d’au moins quatre ans.
Par ailleurs, l'amende est portée à cinq millions d'euros.
personnes morales
Les entreprises sont qualifiées de « personnes morales ». Si une entreprise est reconnue coupable de délit financier en raison d'un manque de mesures de lutte contre le blanchiment d'argent ou d'une négligence, elle sera passible des sanctions mentionnées ci-dessous :
- Exclusion du droit aux prestations ou aides publiques
- Incapacité permanente ou temporaire à exercer des activités commerciales
- Liquidation judiciaire
- fermeture temporaire ou permanente
- Placé sous surveillance judiciaire
3. « Complicité » et « incitation et tentative »
Le champ d’application de la réglementation en matière de lutte contre le blanchiment d’argent est étendu à la « complicité » et à l’« incitation et tentative ». Le Journal officiel de la 6e directive anti-blanchiment (6AMLD) le précise clairement : « Les États membres prennent les mesures nécessaires pour que le fait d’aider, d’encourager et de tenter de commettre l’infraction visée à l’article 3, paragraphes 1 et 5, soit punissable comme une infraction pénale. »
4. Conformité aux lois internationales
Le Journal indique que les pays membres sont tenus de mettre en œuvre la 6e directive anti-blanchiment (6AMLD) tout en veillant à ce que leur législation en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme (LBC/FT) soit conforme au droit international. Cela permettra d'accroître la transparence des infrastructures financières.
Cela signifie que les entités déclarantes (entreprises/personnes morales) seront tenues de respecter la nouvelle réglementation qui sera alignée sur les régimes internationaux.
Analyse d'expert sur la 6AMLD
Le PDG de ShuftiVictor Fredung a commenté cette nouvelle directive et a déclaré : « La 6e directive anti-blanchiment (6AMLD) est plus qu'une simple directive : c'est une tentative d'instaurer une nouvelle approche en matière de conformité à la réglementation LBC/FT. Les entreprises et les banques doivent y voir une opportunité d'explorer de nouvelles pistes à l'échelle mondiale, en vue d'un alignement attendu du droit européen de la lutte contre le blanchiment d'argent avec le droit international et les recommandations du GAFI. »
5. Recommandations du GAFI et lois de l'UE en matière de lutte contre le blanchiment d'argent
La 6e directive anti-blanchiment (6AMLD) exigera des États membres qu'ils harmonisent leur législation en matière de lutte contre le blanchiment d'argent avec les recommandations du GAFI. Les infractions fiscales seront définies comme des infractions pénales et les mesures préventives devront être élaborées conformément aux recommandations révisées du GAFI.
6. Sans oublier les monnaies virtuelles
La sixième directive anti-blanchiment exige des États membres qu'ils prennent des mesures concrètes pour éliminer les risques liés aux actifs virtuels. Les entités déclarantes, telles que les plateformes d'échange de cryptomonnaies, les négociants en cryptomonnaies, les fournisseurs de portefeuilles numériques et les entreprises acceptant les paiements en cryptomonnaies, seront confrontées à des défis majeurs. Conformité AML/KYC examen minutieux en 2021.
Comment les entreprises doivent-elles se préparer à ce changement ?
L'effet ultime des changements de régime se fait sentir sur les entreprises. La nouvelle directive vise à modifier la perspective des entreprises à cet égard. Conformité LBC/FTLes nouvelles réglementations relatives à la complicité et à l'incitation à commettre un délit ont modifié les obligations de conformité. Les entreprises s'exposeront à de lourdes sanctions si leur implication dans l'infraction est avérée, même si elles n'ont servi que d'instrument ou de relais.
Les entités déclarantes sont tenues d'avoir une compréhension approfondie des risques et des menaces et de prendre les mesures nécessaires pour éliminer le risque que l'une des infractions pénales énumérées soit canalisée depuis leur plateforme.
Les entreprises doivent disposer d'un système entièrement mis à jour pour répondre aux exigences de conformité. Le contrôle d'identité numérique pourrait s'avérer un partenaire fiable à cet égard. En offrant une couverture mondiale pour le contrôle des personnes physiques et morales, il permet aux entités déclarantes de se prémunir contre les risques liés aux acteurs malveillants à l'échelle internationale.
