Pays à haut risque et importance de la réglementation LBC/FT – Comment Shufti peut vous aider
Le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme constituent une préoccupation mondiale croissante. Pour lutter contre ces risques, les gouvernements de différentes juridictions adoptent diverses mesures. Lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme (LAB/CFT) La conformité vise à simplifier les obligations légales et réglementaires. Ces lois et normes imposent aux entreprises d'identifier, d'évaluer et de comprendre les risques potentiels de criminalité financière auxquels elles peuvent être exposées. Il est donc manifeste que les pays dotés d'une réglementation LBC/FT laxiste ou de systèmes de sécurité inefficaces connaissent des niveaux plus élevés de corruption, d'opérations illicites sur les marchés et de criminalité financière. Cependant, face à la montée en puissance de la menace criminelle et aux sanctions mondiales pour non-conformité en matière de LBC, environ 17 banques ont été sanctionnées au premier semestre 2021, pour un montant total d'environ 2.7 milliards de dollars.
En plus de cela, le Rapports sur l'indice de Bâle en matière de lutte contre le blanchiment d'argent Une étude publiée en septembre 2021, portant sur plus de 200 pays, a également révélé des résultats surprenants et préoccupants. Les notes et les scores ont mis en évidence des changements importants dans la réglementation d'un pays à l'autre, tandis que certaines juridictions ont apporté des améliorations. D'autres, en revanche, se sont avérées vulnérables à la criminalité financière en raison de mesures de lutte contre le blanchiment d'argent inefficaces.
Aperçu succinct des juridictions à haut risque
Les juridictions et territoires qui ne respectent pas les règles Réglementation LAB/CFTLes pays présentant des carences importantes en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, ainsi qu'un niveau de corruption élevé selon l'Indice de transparence, sont considérés comme des « pays à haut risque ». Ils font l'objet d'une surveillance renforcée et figurent sur diverses listes internationales, notamment la « liste grise » ou la « liste noire » du GAFI, l'Indice de Bâle sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme et le classement des pays à haut risque de l'UE. Le Groupe d'action financière (GAFI) est la principale autorité de régulation qui identifie les pays présentant des lacunes stratégiques en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. Le GAFI a établi plusieurs listes, dont celle des pays à haut risque faisant l'objet d'un appel à l'action et celle des juridictions sous surveillance renforcée, mises à jour trois fois par an. Par ailleurs, l'autorité de régulation aide les pays signalés à renforcer leurs mesures de lutte contre le blanchiment d'argent afin de limiter les risques de blanchiment d'argent susceptibles d'avoir des répercussions négatives sur le système financier international.
Toutefois, l'UE, le Royaume-Uni et les États-Unis ont élaboré leur propre liste conformément à normes et directives du GAFICes listes de pays à haut risque sont assez similaires à celle du GAFI car elles sont établies selon les mêmes critères ;
- Pays ou territoires dotés de systèmes de contrôle LBC/FT inefficaces
- Juridictions présentant un niveau plus élevé de corruption et d'activités criminelles
- Pays sanctionnés ou faisant l'objet de sanctions
- Juridictions finançant des groupes criminels organisés ou abritant des organisations terroristes opérant sur leur territoire

Pays soumis à une surveillance renforcée du GAFI
Les pays faisant l'objet d'une surveillance renforcée sont tenus de collaborer avec le Groupe d'action financière (GAFI) afin de remédier aux lacunes de leur législation et de leur système de contrôle en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), et ainsi de freiner le financement du terrorisme, le blanchiment d'argent et le financement de la prolifération. Toutefois, lorsqu'un pays est placé sur la liste de surveillance renforcée du GAFI, cela signifie que l'État a assuré qu'il prendrait toutes les mesures nécessaires pour résoudre les problèmes identifiés au sein de son système de contrôle interne dans les délais convenus et est soumis à Le GAFI renforce sa surveillance. De plus, cette liste est souvent appelée la « liste grise ».
Les cinq principaux pays sous surveillance renforcée du GAFI
- Albanie
- Barbados
- Burkina Faso
- Cambodge
- Îles Caïmans
Les groupes d'action financière (GAFI) s'efforcent spécifiquement de débarrasser le monde du blanchiment d'argent et du financement du terrorisme. Pour ce faire, ils aident les pays à haut risque à résoudre leurs problèmes. Cadre LAB/CFT, en divisant ces pays en deux listes, les États à haut risque font l'objet d'un appel à l'action et sont placés sur une liste noire tandis que les pays faisant l'objet d'une surveillance accrue sont inscrits sur la liste grise.
La « liste noire » du GAFI
Les entreprises souhaitant nouer des liens avec des sociétés ou réaliser des transactions dans des juridictions considérées comme à haut risque sont tenues d'appliquer des procédures de vigilance renforcée, conformément aux obligations du GAFI. Dans les cas sensibles, les pays membres sont également tenus de mettre en œuvre des réglementations de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme (LBC/FT) afin de protéger le système financier international contre les nouvelles menaces de blanchiment d'argent et de financement du terrorisme. Depuis 2020, la liste noire ne comprend plus que deux pays : l'Iran et la Corée du Nord.
La « liste grise » du GAFI
Lorsque le GAFI désigne un pays comme devant être placé sur la liste des pays faisant l'objet d'une surveillance renforcée, l'État concerné doit garantir à l'organisme de surveillance financière qu'il prendra toutes les mesures nécessaires pour renforcer ses systèmes de lutte contre la criminalité financière dans les délais impartis. Par ailleurs, l'autorité de régulation salue les progrès accomplis par les pays en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et n'impose pas de sanctions sévères ni d'amendes importantes. Cependant, les pays figurant sur les listes grises peuvent se voir imposer des sanctions économiques par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, ce qui peut engendrer une crise financière. De plus, le secteur bancaire opérant dans ces pays doit impérativement faire l'objet d'une surveillance étroite afin de garantir le respect des obligations réglementaires.
Nouvel acte délégué de l'UE sur les pays tiers à haut risque
L'un des éléments essentiels de la législation européenne en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme est la directive (UE) 2015/849. En vertu de cette directive, les établissements financiers, notamment les banques, sont tenus de renforcer leur vigilance avant d'établir des relations d'affaires et d'effectuer des transactions à destination ou en provenance de pays à haut risque. Ces exigences consistent en des vérifications et des contrôles supplémentaires, définis à l'article 18 bis de la directive.
Toutefois, le 7 janvier 2022, la Commission européenne a adopté une nouvelle loi déléguée relative aux pays tiers présentant des lacunes importantes dans leur dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), susceptibles d’avoir des répercussions négatives sur le système financier de l’Union. L’identification de ces pays constitue une obligation juridique et un élément essentiel de l’article 9 de la Convention de Vienne sur la protection des données (CVD). Quatrième directive de l'UE contre le blanchiment d'argent, dans le but de sécuriser le système financier de l'Union.
Par ailleurs, la Commission a également élaboré une méthodologie révisée pour l'identification des pays tiers à haut risque. Cette méthodologie garantit un processus transparent et rigoureux. L'objectif principal de cette révision est de déterminer les pays vulnérables au blanchiment d'argent et au financement du terrorisme.
L'objectif est d'identifier les juridictions présentant des carences stratégiques dans leur politique nationale Régimes de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme qui constituent des menaces importantes pour le système financier de l’Union et, partant, pour le bon fonctionnement du marché intérieur. Une fois identifiées, la Commission adopte des actes délégués recensant ces juridictions. Toutefois, la méthodologie précise que la Commission prendra en compte les listes du GAFI comme point de départ et les complétera par une évaluation automatisée d’autres pays selon l’approche suivante :
- Déterminer les profils de risque en évaluant le niveau de menace auquel la juridiction est exposée.
- Évaluer le cadre juridique du pays en matière de LBC/FT et son efficacité dans 8 domaines critiques.
- Criminalisation du blanchiment d'argent
- Exigences de vigilance à l'égard de la clientèle, déclaration des transactions suspectes et tenue de registres dans les banques
- Exigences de vigilance à l'égard de la clientèle, déclaration des transactions suspectes et tenue de registres dans le secteur non financier
- Sanctions efficaces en cas de défaillance des mesures de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme
- Les pouvoirs et les procédures des autorités compétentes
- Leur pratique en matière de coopération internationale
- La disponibilité et l'échange de Informations sur l'UBO sur les personnes morales et les accords
- Mise en œuvre de sanctions financières ciblées
Comment les entreprises peuvent protéger leurs intérêts
Les entreprises, qu'elles soient du secteur financier ou non, doivent prendre des mesures essentielles pour identifier et évaluer les facteurs de risque de blanchiment d'argent liés aux juridictions et à leurs clients. Toutefois, lorsqu'elles nouent des relations avec des clients originaires de pays à haut risque, les entreprises doivent être particulièrement vigilantes.
- Les juridictions à haut risque sont soumises à des sanctions financières strictes ; il est donc conseillé de prendre des mesures de précaution supplémentaires.
- Conformément aux obligations réglementaires internationales, les entreprises doivent appliquer des mesures de vigilance renforcées lorsqu'elles effectuent des transactions avec un client situé dans une juridiction à haut risque.
- Élaborer une approche fondée sur les risques pour déterminer s'il est nécessaire d'appliquer ou non des mesures de vigilance renforcée.
- Vérification des antécédents par rapport aux listes internationales de criminalité financière, aux listes de surveillance, aux listes de personnes politiquement exposées (PPE) et aux sources médiatiques défavorables.
Comment Shufti peut vous aider
Face à la recrudescence des cas de blanchiment d'argent et de financement du terrorisme, le GAFI et d'autres autorités de régulation financière appellent à des mesures strictes pour lutter contre ces activités.. Le robuste Shufti Dépistage de la LAM Ces services peuvent aider les entreprises financières à effectuer des vérifications précises des antécédents de leurs clients afin de les comparer à plus de 1700 listes de sanctions en moins d'une seconde avec une précision de 98.67 %, empêchant ainsi les entreprises de s'impliquer dans le blanchiment d'argent ou le financement du terrorisme.
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