Les responsables chinois à Hong Kong feront l'objet d'un examen minutieux de leurs affaires financières.
Les banques de Hong Kong Des mesures supplémentaires seront prises pour surveiller les transactions des fonctionnaires chinois ayant des liens politiques.
Hong Kong a ont renforcé leur réglementation en matière de blanchiment d'argent Afin de surveiller les responsables de Chine continentale ayant utilisé le territoire pour dissimuler leurs biens mal acquis, le gouvernement de Hong Kong a imposé ces changements aux institutions financières, les obligeant à vérifier les comptes bancaires et les transactions des personnes politiquement exposées chinoises.
La réglementation actuelle n'impose des contrôles anti-blanchiment d'argent qu'aux personnes politiquement exposées résidant hors de Chine. Les autorités de surveillance financière de Hong Kong proposent désormais d'étendre cette réglementation à toute personne se trouvant hors du territoire.
Alan Linning, associé du cabinet d'avocats Mayer Brown, évoque l'importance de ces amendements.« Cet amendement précisera clairement aux banques, avocats, comptables et autres acteurs du secteur à Hong Kong que les exigences renforcées de vigilance applicables aux PPE étrangères doivent également s'appliquer aux PPE chinoises. Les banques et les cabinets d'avocats devront considérer toutes les PPE chinoises figurant sur leur liste de clients comme des clients à haut risque. »
Le gouvernement chinois s'inquiète déjà des flux financiers illicites sortant du pays et a pris des mesures pour empêcher les fonctionnaires et autres individus de dissimuler leur patrimoine hors de sa juridiction, notamment à Hong Kong. Le président Xi Jinping a clairement indiqué que la lutte contre la corruption est une priorité absolue pour les dirigeants, qui s'attachent à appréhender les fonctionnaires, de tous niveaux hiérarchiques, impliqués dans ces flux financiers illicites.
Le président Xi a nommé un tsar anticorruption, Shi Kehui, chargé de superviser les activités des responsables locaux. Ces nouvelles mesures permettront également au pays de se conformer aux recommandations du Groupe d'action financière (GAFI).
