Une banque en ligne néerlandaise rejoint la liste des sanctions européennes pour non-respect des règles de lutte contre le blanchiment d'argent et écope d'une amende de 2.6 millions d'euros.
La Banque centrale néerlandaise (DNB) a renforcé sa lutte contre le blanchiment d'argent en Europe. Elle a infligé une amende de 2.6 millions d'euros (3.04 millions de dollars) à la banque en ligne Bunq. La DNB a indiqué que son enquête avait révélé de graves lacunes dans le dispositif de conformité de Bunq. lutte contre le blanchiment d'argentLe Bunq a formellement contesté cette décision.
Les autorités réglementaires européennes mettent tout en œuvre pour faire respecter les mécanismes de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. Plusieurs banques ont écopé de lourdes amendes ces dernières années.
La banque britannique Starling Bank a été condamnée à une amende de 29 millions de livres sterling par la Financial Conduct Authority (FCA) du Royaume-Uni en octobre 2024 pour des manquements à ses obligations de gestion. la criminalité financière systèmes et contrôles. Revolut, une banque multinationale, a été condamnée à une amende de 3.5 millions d'euros en avril 2025, et Monzo, une société de cartes de crédit, à une amende de 29 millions de livres sterling en juillet 2025 pour non-respect des normes de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. Conformité CFT DNB a déjà infligé des amendes à d'autres banques par le passé, comme ABN AMRO Bank, qui a été condamnée à payer 15 millions d'euros pour les mêmes raisons.
La Banque centrale néerlandaise a constaté qu'entre 2018 et 2021, bunq n'avait pas mis en œuvre de mesures efficaces pour signaler et signaler les transactions suspectes, liées au risque potentiel de blanchiment d'argent. Selon la DNB, ces carences ont persisté malgré des avertissements et des mesures coercitives antérieurs. L'autorité de surveillance a indiqué que Bunq n'avait pas réalisé d'améliorations durables au cours de la période examinée.
Bunq a annoncé son intention de contester la sanction. Dans un communiqué, la banque a déclaré prendre ses responsabilités au sérieux et avoir investi dans de nouveaux systèmes pour renforcer son contrôle. DNB a infligé l'amende en mai 2025, mais n'a rendu sa décision publique que le 25 août. La procédure judiciaire est toujours en cours, Bunq ayant déposé un recours formel contre cette décision.
Les manquements spécifiques mis en évidence par le DNB étaient inadéquats diligence raisonnable des clientsDes contrôles insuffisants sur l'identité des clients et une évaluation des risques des transactions inadéquate ont été constatés. Selon l'autorité de régulation (DNB), le système de surveillance de Bunq n'a pas non plus permis de détecter les transactions répétées susceptibles de révéler des activités illicites.
Ces amendes soulignent la tension persistante entre les prêteurs numériques qui cherchent à innover avec des solutions automatisées et les organismes de réglementation qui exigent des contrôles efficaces et vérifiables contre la criminalité financière.
