L'UE légifère sur des règles de traçabilité strictes pour les transferts de cryptomonnaies afin de lutter contre le blanchiment d'argent.
L'UE a adopté jeudi une loi instaurant des règles de traçabilité plus strictes pour les transferts de cryptomonnaies, une mesure qui, selon le secteur des cryptomonnaies, porterait atteinte à la vie privée, freinerait l'innovation et exposerait les clients à un risque accru de vol.
Le projet de loi, qui s'inscrit dans le cadre de la lutte plus large contre le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme et les crimes financiers, oblige les plateformes d'échange de cryptomonnaies à collecter et à partager des données sur les transactions en cryptomonnaies dans un secteur qui a jusqu'à présent prospéré grâce à son anonymat.
Le L'industrie des cryptomonnaies, qui pèse 1 900 milliards d'euros. Le secteur des cryptomonnaies reste soumis à la réglementation anti-blanchiment d'argent (AML) à travers le monde. Cependant, la crainte que les bitcoins et autres cryptomonnaies similaires n'affectent la stabilité financière et ne soient utilisées par des criminels incite les législateurs à mettre en place une nouvelle réglementation. Selon la proposition de loi adoptée l'année dernière par la Commission européenne, les plateformes d'échange de cryptomonnaies seraient tenues de collecter, conserver et transmettre les informations relatives aux transactions en cryptomonnaies. Ces informations devraient également être communiquées aux autorités de régulation.
Les législateurs européens soutiennent des règles strictes de traçabilité des transferts de cryptomonnaies dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d'argent. https://t.co/spsifrgU8w
— NewsAsia (@newsasia360) 31 mars
Ernest Urtasun, député écologiste espagnol ayant œuvré pour l'adoption de cette mesure au Parlement, a déclaré qu'elle faciliterait l'identification des activités illicites et le signalement des transactions suspectes, le gel des cryptomonnaies ainsi que la restriction des transactions numériques à haut risque. À cet égard, la plateforme d'échange de cryptomonnaies Coinbase avait averti, avant le vote, que ces règles de traçabilité instaureraient un système de surveillance étouffant l'innovation.
Cette législation viserait également à réprimer les portefeuilles numériques « non hébergés » détenus par des particuliers, et non par des plateformes d'échange, en les obligeant à conserver un registre des transactions en cryptomonnaie et à informer immédiatement les autorités de régulation si la transaction atteint ou dépasse 1 000 €.
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