L'Indonésie renforce l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans et impose des vérifications d'âge.
Le ministère indonésien de la Communication et des Affaires numériques a mis en application, le 28 mars 2026, l'interdiction d'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. Huit plateformes qualifiées de « haut risque » sont tenues de vérifier l'âge de leurs utilisateurs et de désactiver les comptes appartenant à des enfants. Cette mesure, publiée sous le numéro 9 de 2026 du décret ministériel de la Communication et du Numérique, s'inscrit dans le cadre d'une réglementation plus large. Règlement gouvernemental n° 17 de 2025 et donne aux plateformes jusqu'au 28 mars 2027, date limite annoncée, pour se conformer à la réglementation avant de s'exposer à des amendes, une suspension ou une perte d'accès au marché indonésien.
Huit plateformes nommées doivent désactiver les comptes des moins de 16 ans.
Selon JURIST, le règlement n° 9 de 2026, entré en vigueur le 28 mars 2026, désigne huit services comme présentant un risque élevé : YouTube, TikTok, Facebook, Instagram, Threads, X, Bigo Live et Roblox. Ces plateformes sont tenues d’identifier et de supprimer les comptes des utilisateurs de moins de 16 ans. D’après TechCrunch, les jeunes de 13 ans et plus peuvent utiliser les plateformes que le gouvernement considère comme présentant un faible risque, tandis que l’accès aux services à haut risque reste interdit aux personnes de plus de 16 ans.
L'application de la réglementation relève du ministère de la Communication et des Affaires numériques, qui peut adresser un avertissement écrit, une amende administrative, une suspension temporaire et, en dernier recours, une coupure d'accès aux fournisseurs non conformes, selon le cabinet d'avocats SSEK. Les sanctions visent les plateformes et non les enfants ou leurs parents, et le ministère est habilité à annoncer publiquement les sanctions qu'il inflige.
L'Indonésie se joint à une répression régionale croissante contre l'accès des mineurs
L'Indonésie est la dernière juridiction en date à légiférer sur un âge minimum pour l'utilisation des réseaux sociaux, après L'Australie interdit aux moins de 16 ans de posséder un compte. Le règlement gouvernemental n° 17 de 2025, dit « règlement relatif aux plateformes mères », a une portée bien plus large que les huit plateformes mentionnées. Comme l’explique le cabinet d’avocats DFDL, il s’applique à tout système électronique raisonnablement accessible aux enfants, classe les produits selon leur niveau de risque (élevé ou faible) et impose aux opérateurs d’intégrer la sécurité et la protection de la vie privée dès la conception de leurs services. Ce règlement est entré en vigueur en mars 2025, avec une période de transition de deux ans pour permettre aux fournisseurs de s’adapter.
Les dates de naissance autodéclarées ne constituent pas un véritable obstacle.
La principale faiblesse que vise le règlement réside dans le système de vérification de l'âge sur lequel la plupart des plateformes s'appuient encore : une date de naissance autodéclarée que n'importe quel enfant peut falsifier en quelques secondes. La suppression des comptes des moins de 16 ans et le contrôle des nouveaux inscrits exigent une vérification rigoureuse, capable de résister à un examen réglementaire, et non une simple case à cocher. Ce défi est accentué par les dispositions du règlement général sur la protection des données (RGPD) n° 17/2025, qui incitent les opérateurs à ne pas accumuler d'importantes quantités de données personnelles d'enfants. Les plateformes doivent donc prouver l'âge d'un utilisateur avec précision tout en collectant le moins d'informations sensibles possible, un équilibre que les procédures classiques de téléchargement de pièce d'identité peinent à trouver.
L'assurance âge multicouche comble le déficit de vérification
Les plateformes opérant en Indonésie doivent désormais mettre en place une vérification d'âge conforme aux exigences réglementaires, sans pour autant transformer l'inscription en une simple collecte de données. Cela nécessite des contrôles basés sur l'IA, capables d'estimer l'âge à partir d'une analyse faciale, de confirmer l'authenticité d'une pièce d'identité lorsque celle-ci est requise et de détecter les faux documents, le tout en quelques secondes et pour toutes les nationalités présentes sur l'un des plus grands marchés mondiaux axés sur le mobile.
Solution de vérification d'âge de Shufti combine l'estimation de l'âge par biométrie faciale avec vérification des documents et est certifiée par l'organisme allemand de vérification de l'âge KJM, avec une couverture documentaire s'étendant sur plus de 220 pays. Les plateformes sociales qui réfléchissent à la manière de respecter l'échéance de mars 2027 peuvent demander une démo pour voir comment fonctionne concrètement l'assurance-âge à plusieurs niveaux.
