Le Parlement nigérian renforce les lois anti-blanchiment et anti-financement du secteur immobilier
L'autorité nigériane de régulation immobilière va imposer aux entreprises l'obligation de se conformer aux normes de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme afin de freiner la criminalité financière.
Les parlementaires nigérians devraient entamer des discussions sur les aspects cruciaux du projet de loi visant à garantir que le secteur immobilier se conforme à la réglementation. Loi sur l'interdiction du blanchiment d'argent, et la loi sur l'Unité nigériane de renseignement financier (NFIU), ainsi que le maintien des réglementations en matière de lutte contre le financement du terrorisme.
Le projet de loi récemment proposé vise à établir le Conseil de réglementation immobilière du Nigéria en tant qu'institution autofinancée. Cet organisme a pour objectif de fournir un cadre solide, efficace et transparent aux entreprises immobilières et d'imposer les normes nécessaires pour lutter contre le blanchiment d'argent et autres crimes financiers dans le pays. Le Sénat a adopté ce projet de loi le 17 novembre 2021 et l'a transmis au Parlement pour approbation.
Ce projet de loi poursuit plusieurs objectifs : réglementer le secteur immobilier nigérian en normalisant les transactions, en renforçant la transparence, en mettant en œuvre des normes internationales pour favoriser la croissance des entreprises, en protégeant les droits de toutes les parties prenantes et en prévenant les risques de criminalité financière. Il vise également à garantir que les entreprises respectent le Code national du bâtiment du Nigéria et à instaurer un environnement concurrentiel durable afin de promouvoir le pays comme une destination d'investissement sûre à l'échelle mondiale.
L'article 4 de la loi stipule que l'Association et le Conseil de développement immobilier du Nigéria (REDAN) réglementeront le développement des activités immobilières dans le pays. Ils encourageront le développement durable et la collaboration stratégique avec les investisseurs du secteur afin de mettre en place des programmes de logement. Le gouvernement travaillera avec les entreprises privées pour combler le déficit de logements dans le pays et garantir les intérêts du secteur ainsi que les fonds des parties prenantes.
Le Conseil est également prêt à délivrer des licences aux entreprises immobilières nigérianes conformément aux directives de REDAN. Ces licences devront être renouvelées annuellement, et les paiements et frais y afférents devront être effectués. Les registres d'activité devront être tenus à jour conformément aux normes réglementaires, et le suivi et l'évaluation de l'avancement des projets immobiliers seront assurés.
En outre, le Conseil est également déterminé à établir des normes et des codes de conduite pour le secteur immobilier, y compris des sanctions et de lourdes amendes en cas de violation des dispositions de ce projet de loi.
La partie VI, article 30 du projet de loi prévoit également que : « Un promoteur ne peut accepter d’une personne, à titre d’acompte ou de frais de dossier, une somme supérieure à 5 % du coût de l’appartement, du terrain ou du bâtiment, selon le cas, sans avoir préalablement conclu avec cette personne un contrat de vente/location écrit. »
L’article 38 du projet de loi stipule également que : « Si un promoteur commet une infraction financière en lien avec le Conseil en vertu du présent projet de loi, il sera passible, après condamnation, des peines prévues par la loi de l'Assemblée nationale ou par la législation nigériane régissant les infractions financières. Si un investisseur commet une infraction financière en lien avec ses obligations en vertu du présent projet de loi, il sera passible des peines prévues par la loi de l'Assemblée nationale ou par la législation nigériane régissant les infractions financières. »
« Tout promoteur qui fournit sciemment de fausses informations au Conseil commet une infraction et est passible, en cas de condamnation, d'une amende de 50 millions de nairas. Il sera jugé par un tribunal à procédure accélérée. Tout promoteur qui refuse délibérément de se conformer à un ordre ou une directive du Conseil en vertu du présent projet de loi peut se voir retirer sa licence, temporairement ou définitivement, selon la décision du Conseil. Tout acquéreur qui refuse délibérément de se conformer à un ordre, une décision ou une directive du Conseil est passible d'une amende dont le montant est fixé par le Conseil. Tout promoteur immobilier exerçant une activité de développement immobilier au Nigéria qui omet de s'enregistrer et d'obtenir la licence requise conformément aux dispositions du présent projet de loi commet une infraction et est passible, en cas de condamnation, d'une amende d'au moins 20 millions de nairas, prélevée sur son ou ses comptes bancaires par requête auprès de la Haute Cour. » conformément à la clause 38.
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