L'OCCI d'Oman déclare que « le blanchiment d'argent dans l'immobilier nécessite une surveillance ».
La Chambre de commerce et d'industrie d'Oman (OCCI) a demandé une révision de la législation régissant les investissements immobiliers afin de lutter contre le blanchiment d'argent dans ce secteur.
La Chambre de commerce et d'industrie d'Orange (OCCI) a organisé la semaine dernière une soirée spéciale Ramadan consacrée au blanchiment d'argent et à ses répercussions sur le secteur immobilier. Lors de cet événement, Redha bin Juma al Saleh, président de l'OCCI, a déclaré que le blanchiment d'argent est un crime qui menace les économies mondiales.
La discussion s'est tenue sous les auspices de Son Altesse Sayyid Mohammed bin Salim al Said, chef du département du protocole du ministère des Affaires étrangères.
« Le blanchiment d’argent, qui consiste à transférer des fonds provenant d’activités criminelles dans le but d’en dissimuler et d’en légitimer la source illégale, menace les économies mondiales. » Saleh a dit.
« Les fonds provenant du blanchiment d’argent représentent un pouvoir d’achat qui n’est pas généré par une véritable activité économique et constituent donc une source de pression sur les prix intérieurs, engendrant des pressions inflationnistes qui menacent l’avenir du développement économique et social. »
Selon le président de l'OCCI, le secteur immobilier est utilisé par les personnes impliquées dans des affaires de blanchiment d'argent. « Cela nécessite une prise de conscience des méthodes utilisées par les blanchisseurs d’argent pour pénétrer ce secteur vital, d’autant plus que de nombreux pays accordent la résidence aux investisseurs immobiliers. »
Saleh a souligné la nécessité de revoir la législation régissant les investissements immobiliers et de protéger le secteur contre ces crimes. « L’OCCI joue un rôle majeur dans la lutte contre ce crime grâce à des actions de sensibilisation et en insistant sur la prudence et la vigilance lors des transactions, avant de conclure des partenariats internationaux. »
De son côté, Salim bin Nasser al Busaidi, membre du parquet, a déclaré que l'autorité judiciaire avait traité quatre affaires de blanchiment d'argent cette année et 14 en 2021.
Selon le source de nouvellesIl a indiqué que les crimes de cette nature avaient diminué au cours des deux dernières années en raison de la pandémie de COVID-19, de la crise financière mondiale et d'un ralentissement notable de l'activité économique.
« Oman dispose d'une loi stricte contre le blanchiment d'argent. Le sultanat possède également plusieurs législations et réglementations internes qui encadrent le travail des institutions financières et non financières, lesquelles sont tenues de signaler tout soupçon lié au délit de blanchiment d'argent. » dit Busaidi.
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