Les Seychelles renforcent leur position suite à la recommandation du GAFI visant à consolider leurs mesures de lutte contre le blanchiment d'argent.
Les Seychelles ont mis à jour et appliqué 5 recommandations du GAFI afin de renforcer les mesures de lutte contre le blanchiment d'argent et de combattre le financement du terrorisme et le blanchiment de capitaux.
Le ministère des Finances, de la Planification nationale et du Commerce des Seychelles a publié un communiqué de presse le mercredi 12 avril, indiquant que cinq recommandations du GAFI ont été formulées pour remédier à la situation.
Des problèmes de conformité technique sont survenus après la participation d'une délégation à la 45e réunion du Groupe de travail de hauts fonctionnaires du Groupe de lutte contre le blanchiment d'argent en Afrique orientale et australe (ESAAMLG), qui s'est tenue en Tanzanie du 26 au 31 mars.
Tout en remédiant aux cinq lacunes identifiées en septembre 2018, un rapport d'étape a été soumis concernant la mise en œuvre par les Seychelles des recommandations 5, 19, 25, 28 et 34. Un communiqué de presse l'indique. « Les Seychelles ont défendu leur troisième rapport de demande de réévaluation visant à remédier à cinq lacunes identifiées dans le deuxième rapport d’évaluation mutuelle adopté en septembre 2018. »
Ces recommandations concernent les infractions liées au financement du terrorisme, les pays présentant un risque élevé de financement du terrorisme, la réglementation et la supervision des entreprises ou professions non financières désignées, ainsi que la fourniture d'orientations et de retours d'information. Patrick Payet, secrétaire d'État des Seychelles et président du Comité national de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme (LBC/FT), a ajouté à cette mise à jour : « Cette mise à niveau a nécessité un effort national, en étroite collaboration avec toutes les parties prenantes, afin de garantir l'adoption en temps voulu des lois nécessaires au dépôt de notre demande de réévaluation. »
Selon l’ESAAMLG, les Seychelles sont pleinement ou largement conformes à 34 des 40 lacunes techniques en matière de conformité, ont remédié aux lacunes 5, 19, 25, 28 et 34 et continueront d’améliorer les six lacunes restantes des recommandations du Groupe d’action financière (GAFI) qui seront discutées lors de la prochaine réunion de l’ESAAMLG en avril 2024. « Il reste encore du travail à accomplir, et le comité demeure déterminé à remédier aux autres lacunes. » Payet a ajouté au communiqué de presse.
En tant qu'organisme mondial de surveillance des activités financières illicites et du financement du terrorisme, le GAFI est chargé d'établir des normes internationales pour dissuader le blanchiment d'argent, la fraude et le financement du terrorismePar ailleurs, le secrétariat de l'ESAAMLG a informé les délégués des préparatifs du troisième cycle d'évaluation mutuelle prévu en juin 2025.
La question de l'ordre de passage des pays sera abordée lors de la réunion de septembre 2023 et devra être réglée dans un délai de six ans, avec une possible prolongation de sept ans dans des circonstances justifiées.
La délégation des Seychelles a profité des discussions du groupe de travail pour consolider ses relations bilatérales et multilatérales avec ses partenaires et homologues extérieurs, renforçant ainsi les efforts du pays en matière de lutte contre les flux financiers illicites et le financement du terrorisme à l'échelle mondiale. Une délégation seychelloise a également participé aux réunions des sous-comités.
Debra Port-Louis, directrice adjointe de la Cellule de renseignement financier des Seychelles, est intervenue lors du forum de la Cellule de renseignement financier de l'ESAAMLG au sujet de l'évaluation par le pays insulaire des risques associés aux actifs virtuels et aux prestataires de services.
Au cours de la présentation, Samanta Esparon, une responsable de la Banque centrale, a évoqué le projet de suivi de la réduction des risques pour lequel les Seychelles devraient accueillir un groupe de travail en juin, et May-Paule Rabat, une experte de la Commission anti-corruption, a présenté un aperçu des progrès réalisés par deux pays membres.
À la suite d'évaluations mutuelles et de demandes de réévaluation, les groupes d'examen évaluent les progrès accomplis par les pays membres dans le respect de leurs obligations de rapportage. Le Comité du budget, des finances et de l'audit de l'ESAAMLG sera coprésidé par Maurice et les Seychelles.
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