Le gouvernement sud-africain adopte des lois clés en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme pour combattre la criminalité financière.
Le gouvernement sud-africain adopte deux lois importantes pour mettre en œuvre les directives de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme afin d'éviter le placement sur la liste grise du GAFI.
Cyril Ramaphosa, le président sud-africain, a proposé deux lois importantes concernant les directives en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme afin de respecter les délais et d'éviter le placement sur la liste grise du GAFI (Groupe d'action financière), organisme de surveillance mondial du financement du terrorisme et du blanchiment d'argent.
Ces textes législatifs renforceront également la lutte contre la fraude, la corruption et le terrorisme, tout en aidant le pays à respecter les normes internationales en matière de blanchiment d'argent et de lutte contre le terrorisme financier.
Le GAFI, basé à Paris, établit des normes mondiales AML et CFT Les normes du GAFI visent à prévenir les échanges financiers illicites et les activités nuisibles à la société. Cet organisme de surveillance, qui compte plus de 200 membres, veille à ce que les pays appliquent les normes du GAFI et les tient responsables en cas de manquement.
Auparavant, le système juridique sud-africain devait être révisé pour la mise en œuvre des objectifs du GAFI. Les récentes modifications apportées aux lois générales (lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme), à la loi d'amendement et à la loi relative à la poursuite des activités terroristes et connexes contre la démocratie constitutionnelle sont essentielles pour remédier aux lacunes relevées dans le rapport d'évaluation mutuelle du GAFI de 2021.
Depuis lors, le gouvernement sud-africain s'est employé résolument à remédier aux lacunes mentionnées dans le rapport d'évaluation mutuelle.
Les lois modifiées couvrent désormais différents aspects tels que le cyberterrorisme, qui était considéré comme une menace mondiale, et des dispositions relatives à la mise en œuvre de sanctions financières contre les soutiens des organisations terroristes.
Le Trésor national sud-africain a déclaré que les dernières lois permettraient de combler 15 à 20 lacunes liées à l'adéquation des lois et des cadres juridiques aux recommandations identifiées dans le rapport d'évaluation mutuelle.
« Les cinq autres lacunes seront ou ont été corrigées par des initiatives non législatives. De plus, les autorités sud-africaines ont achevé une deuxième série d’évaluations des risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme et ont élaboré une stratégie nationale pour y remédier. » Le Trésor a déclaré.
Les autorités de régulation sud-africaines ont élaboré des lignes directrices et publié de multiples directives ainsi que des recommandations à l'intention des institutions financières afin d'améliorer encore la gestion des risques liés au financement du terrorisme, au blanchiment d'argent et au financement de la prolifération.
Les autorités estiment que les nouveaux amendements permettront de remédier à la quasi-totalité des lacunes techniques en matière de conformité relevées dans le rapport d'évaluation mutuelle.
La prochaine étape du processus consiste pour les autorités sud-africaines à participer à une réunion en face à face avec le Groupe mixte du GAFI à Rabat, au Maroc, le 13 janvier 2023.
« Cette réunion permettra à la délégation sud-africaine de dialoguer avec le Groupe mixte du GAFI et de répondre à toute question supplémentaire que ce dernier pourrait avoir, avant que le Groupe d’examen de la coopération internationale ne formule une recommandation finale à l’Assemblée plénière du GAFI en vue de sa réunion du 22 au 24 février 2023. » Le Trésor a conclu.
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